février 4, 2008

La constitution Européenne par la porte de derrière.

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Nicolas Sarkozy a une fois de plus trompé les français, pour une bonne ou mauvaise raison? Un peu des deux. L’Europe en panne, il y a ceux qui s’en réjouissent, et ceux qui s’en plaignent, il sera très difficile de dire qui a tort ou raison, n’ayant pas les mêmes intérêts, et les mêmes attentes. Nous nous attarderons donc plus sur la méthode mise en place, qui consiste à faire voter une constitution, un traité, par des élus, alors que le peuple l’a rejeté lors du référendum… Là aussi, et ce n’est pas faux, les adeptes de la méthode expliquent que le citoyen moyen n’est pas apte à juger de la complexité du dossier, et qu’il votera plus en fonction du mécontentement ou de la satisfaction qu’il affiche face au pouvoir au moment du vote… On pourrait rétorquer qu’il était facile de rectifier la constitution française avant ce cafouillage, et ainsi éviter ce scandale  démocratique, décidé cet après-midi à Versailles… De l’aveu même des politiques, le nouveau texte qui reprend pratiquement l’ancien mot pour mot, est écrit de façon incompréhensible, afin d’éviter tout nouveau débat. Jean-Louis Bourlanges, député européen centriste, en témoignait lors d’une émission télé. Le stratagème de Nicolas Sarkozy, mais échafaudé avant lui par les Allemands, sera peut-être voué à l’échec, car l’Irlande va dire oui ou non par référendum au printemps. Actuellement, la population Irlandaise est indécise pour 65%, alors que le reste (35%) est à moitié pour, et l’autre moitié contre. L’Irlande immobilisera peut-être l’Europe pour encore quelques années, faut-il s’en réjouir ou s’en inquiéter, pour le simple citoyen rien de grave. L’Europe, c’est surtout une question qui concerne les politiques. Des milliers de places, des milliards d’euros à se partager…
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