février 25, 2009

Sarkozy comme l’infâme Gonzague, a son Peyrol

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Le président de la République, Nicolas Sarkozy a prétendu depuis Rome que la Commission de déontologie, chargée d’examiner le cas des fonctionnaires qui « pantouflent » dans le privé avait rendu son verdict concernant la nomination de Monsieur Peyrol à la tête de la nouvelle banque Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Elle « a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public », a affirmé Nicolas Sarkozy, prétendant qu’on verrait bientôt la différence « entre une polémique et un problème ». Le problème, c’est que ladîte commission n’a absolument pas rendu de verdict! Le président de cette Commission, Olivier Fouquet, a donné « une opinion personnelle qui n’engage pas la Commission. M. Fouquet s’est référé à la « jurisprudence traditionnelle ». « Il faut en conclure, écrit-il, que la jurisprudence de la Commission est applicable » à M. Pérol, sous réserve qu’il ait exercé ses fonctions à l’Elysée « dans les conditions habituelles ». Pas de verdict de quelque commission que ce soit, tout juste un avis personnel, que Nicolas Sarkozy a su détourner pour entériner sa décision… Incapable d’assumer un véritable pouvoir, le président use et abuse de cette république exemplaire.
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